La peinture se fait le mur

Bruno Desplanques

A l’invitation de La Forme, le peintre Bruno Desplanques a imaginé une installation in situ qui associe pour la première fois les deux procédés qu’il met en oeuvre, la peinture sur bois et l’émail sur pierre de lave. L’artiste a choisi d’occuper la surface des murs dans leurs plus grandes dimensions. Près de 400 carrés de bois peints sont installés au mur selon une grille régulière de 30 x 30 cm. Si la trame orthogonale dessinée par les intervalles des carrés ramène au plan frontal, la peinture, quant à elle, suggère la profondeur par ses effets de lumière et de couleur. L’oeuvre réalisée sur mesure tel un (w)all-over semble abolir le mur : elle crée une percée, une trouée visuelle qui ouvre l’espace au-delà de ses limites. La peinture se fait échappée, elle se fait (le) mur.

Parallèlement, deux pans de pierre de lave émaillée verticaux, de 240 x 120 cm, disposés dans la pièce créent un face -à -face avec la peinture murale qui selon l’emplacement du visiteur placent tantôt la céramique sur fond de peinture tantôt sur fond de décor urbain. Le dispositif mis en oeuvre invite non seulement à la déambulation, à la recherche de points de vue, mais aussi au dialogue entre cette évocation libre de la nature et l’espace très urbain de La Forme.

Bruno Desplanques


né en 1966, vit et travaille actuellement à Roubaix.
De 1985 à 1989 il étudie à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (ENSBA) et à l’université Paris VIII St Denis.
Professeur agrégé d’arts plastiques, il consacre aujourd’hui son plein temps à la pratique picturale. En 2010-2011, le Musée La Piscine à Roubaix lui consacre une exposition et fait l’acquisition d’une de ses pièces en 2016. En 2008 puis en 2015 une bourse d’aide à la création de la région Hauts de France lui permet de se former à la technique de l’émaillage sur pierre de lave et de réaliser des pièces pour l’extérieur.
Ses premières créations céramiques sont présentées au Salon Révélations (3ème biennale internationale Métiers d’arts et de créations) au Grand Palais à Paris en 2016.
En 2019, il réalise, entre autres commandes privées, une commande publique pour la valorisation esthétique de la ville de Mons en Baroeul (59). Son goût et son intérêt pour le paysage et l’architecture l’ont conduit à exposer et à réaliser des installations in-situ dans différents sites remarquables, jardins, médiathèques, lieux d’art ou friches industrielles :

2019 dans les jardins de la Kunstgalerie De Laro, Meerle (Be),
2018 et 2014 dans les jardins du Presbytère d’Urval (24),
2016 dans les jardins de l’Hospice Malrigou à Saint Jean d’Estissac ( 24),
2015 à l’agence SLAP Paysage, Mons en Baroeul (59),
2014 à l’École d’Art de Denain (59) et à la Cité Nature d’Arras (62),
2011 à l’usine Huet à La Madeleine (59),
2010 à La Piscine de Roubaix et dans la serre Hamilton au Mont Saint Eloi (62),
2009 à la galerie de L’Atelier 2, Villeneuve d’Ascq (59),
2008 à la médiathèque Gustave Ansart de Trith-St- Léger (59),
2007 à la médiathèque Marguerite Yourcenar de Faches Thumesnil (59),
2006 à L’H du Siège, Valenciennes (59),
2005 à la Maison des Arts de Sin Le Noble (59),
2004 à l’usine Bayart à Roubaix (59).